13 Sep 2012

Itw rapide de Julien Lalanne

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Les Culs nuls ou Broadbeach (plage où il s’entrainait)

Broadbeach

Nutella ou Vegemite

Nutella

Plat ou côtier

Côtier

Benhadj ou Despergers

Benhadj

Rolling Stones ou Beatles

Rolling Stones

Avec ou sans poil

Avec

Droite ou gauche

Gauche

Popeye ou Roland

Popeye

Rock Food ou Kalimutxo

Kali

Mojito ou demi

Mojito

Phelps ou Popov

Popov

Le sauvetage côtier, c’était mieux avant ou ce le sera après

… après

Platoon ou Voyage au bout de l’enfer

Voyage au bout de l’enfer

Filin ou rescue board

Rescue board

Fractionné ou long

Fractionné

Planche ou surf ski

Championnats de France ou du Monde

Du monde !

20 Juin 2012

L’HEURE DE FAIRE UN BILAN

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FIN JUIN, L’HEURE DE FAIRE UN BILAN SUR CE QUI S’EST PASSÉ POUR NOS RIDERS RÉCEMMENT

 

En effet ces dernières semaines ont été animées pour le team WS, qui a été de toutes les batailles !

John Despergers a lancé sa saison avec une victoire au général au Festival International d’Hossegor, 1e rendez-vous important.

Il devance de peu Julien Lalanne, membre lui aussi de WS, qui décroche la 2e place.

Une façon de se jauger avant le rendez-vous capital qui a eu lieu à la fin du mois de mai, l’Arena Rescue à Montpellier. Tous les meilleurs sauveteurs français étaient en lice pour décrocher une place en Equipe de France et partir à Adélaïde (AUS) à l’automne prochain pour les championnats du monde. La tension était palpable et la pression grande pour ces deux champions. Mais ca n’a pas dû les impressionner plus que ça car quand John gagnait l’épreuve reine de l’Ironman, et se classait 2e en planche et kayak, Julien ‘Chouchou’ gagnait ses 2 dernières et prenait le bronze en Ironman.

Nous verrons donc les ozzies en novembre prochain !

A peine le temps de se reposer qu’ils étaient sur la ligne de départ de l’Oceanman longue distance sur les plages de Capbreton la semaine suivante. John échoue au pied du podium (4e) et Chouchou remporte une nouvelle fois l’épreuve !

Maintenant il est temps de se reposer, mais les têtes sont déjà en Australie…

 

Pour Ludo Pinet, ca a été beaucoup plus calme !

 

La Molokaï (HAW) reportée à l’année prochaine et la Guéthary / Biarritz qui n’a pas eu lieu lui ont donné plus de temps pour se consacrer au SUP. Beaucoup d’heures passées dans l’eau pour travailler son coup de pagaie et on le verra bientôt sur les compétitions nationales. Mais en attendant, il s’est imposé pour la 2e année consécutive à la Transperthuis, course de 24km à la Tranche sur Mer !

 

13 Juin 2012

Un lien tres sympas a voir

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http://webdoc.bnsa.aquitaine.fr/session-surf-en-aquitaine/

 

10 Juin 2012

Ouverture de la watermansport surfschool

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WATERMANSPORT, entreprise crée en 2001 par deux passionnés de sports aquatiques, fut pionniere dans la fabrication et l’implantation de nouveaux matériel de sauvetage professionnel et sportif.

A l’avant garde également, dans le Paddle board longue distance, en créant ses propres modèles et  son propre circuit de course.

En 2005 , les premier SUP arrivent en France et bien sur nous adoptons l’engin. Un autre moyen de s’éclater dans les vagues. Une évidence.

Le surf en toile de fond, le surf en tant que mode de vie et dans son sens étymologique anglais : parcourir la vagues, l’onde, l’océan.

Thierry et david, les deux créateurs de Watermansport, sont certes deux entrepreneurs mais leur premier métier, leur première passion reste l ‘enseignement et l’entrainement.

  • L’enseignement car très tôt diplômé nous avons enseigné la natation, le sauvetage, puis le surf tant dans le milieu associatif que dans des structures professionnelle.
  • L’entrainement car c ‘étais pour nous un style de vie. Notre parcours de sportif de haut niveau, nos rencontres et nos échanges avec des sportifs et entraineurs de toutes disciplines et de tout pays  ont enrichi notre savoir théorique d’un savoir faire pratique.
  • La transmission à l’autre de cette passion qui nous  anime chaque jours est pour nous l’aboutissement de watermansport.
  • Concevoir et fabriquer son propre matériel
  • Déveloper et organiser un sport
  • Transmettre et échanger avec autrui.

Un grand merci à tous nos supporters, partenaires et à notre entourage pour leurs encouragements, leur soutien et leur patience…

Nous espérons que vous prendrez plaisirs à visiter notre site  » Watermansport Surfschool » et que nous aurons le plaisir de vous voir dans l’eau !

Thierry et David

07 Juin 2012

ANNULE

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****   Guéthary / Biarritz 2012 UPDATE   ****

Pour des raisons administratives, nous avons le regret de vous annoncer que la 13e édition de la Guéthary / Biarritz, prévue SAMEDI, est ANNULEE.
Croyez bien que nous sommes, chez WS, les 1ers déçus d’avoir eu à prendre cette décision.
Mais on se retrouve bientôt dans l’eau pour d’autres moments watermen.
Aloha,

l’équipe WS,

06 Juin 2012

SOCOA – GUETHARY

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ATTENTION, BIARRITZ NE NOUS DONNE PAS L’AUTORISATION D’ARRIVÉE NI DÉPART DE LA COURSE GB.

LE RDV EST SUR LA PLAGE DES DÉRIVEURS A SOCOA CIBOUR A 8H00 POUR UN DÉPART A 9H00 PRÉCISE.

 

05 Juin 2012

GUETHARY – BIARRITZ 2012

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fiche-inscription-GB-2012

ATTENTION, BIARRITZ NE NOUS DONNE PAS L’AUTORISATION D’ARRIVÉE NI DÉPART DE LA COURSE GB.

LE RDV EST SUR LA PLAGE DES DÉRIVEURS A SOCOA CIBOUR A 8H00 POUR UN DÉPART A 9H00 PRÉCISE.

23 Mai 2012

ITW DE JULIEN LALANNE AVANT MONTPELLIER

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Avec un peu de recul, comment as tu vécus la saisons passée. ?

La saison passée a été assez contrastée. De très bonnes choses et d’autres moins bonnes. J’ai débuté la saison en changeant de club en Australie. Je me suis entraîné 3 mois a  Kurrawa avec Phil Clayton. C’est une véritable légende et ramer avec lui était super motivant. Malheureusement, je n’ai pas réalisé de très bonnes performances en compétition en Australie et des résultats décevants à la rescue de Montpellier. Le point positif c’est que j’ai conservé ma place en équipe de France pour les championnats d’Europe. C’était vraiment la compétition que je ne voulais pas rater. Même si j’avais vraiment à coeur de faire des bonnes performances aux Euros, c’était assez dur de s’entraîner l’été dernier avec mon travail de nageur sauveteur sur les plages. Les euros vont rester longtemps dans mon esprit. J’ai réussi la course parfaite en planche, ce qui m’a mis en confiance pour le reste des épreuves. Il m’a manqué quelques centimètres pour gagner le kayak et j’ai pris trop de retard sur la nage de l’iron pour espérer gagner l’épreuve. Mais avant le début des championnats j’aurais signé sans souci pour trois médailles individuelles. Gagner le relai taplin reste pour moi le meilleur souvenir de cette année.

Je suis assez déçu des championnats de France: finir 3 fois second au sprint était vraiment frustrant.

Quels sont tes objectifs pour l’annèe à venir ?

Cette année ont lieu les championnats du monde en Australie en novembre. J’aimerais me qualifier de nouveau en équipe de France pour essayer de faire mieux qu’il y  a deux ans en Egypte.

Depuis l’an dernier, j’essaie de participer aux courses d’ocean racing. Cette année, je vais tout faire pour me qualifier aux championnats de France et tenter de titiller les meilleurs français. C’est un effort différent des courses de sauvetage et j’aime bien l’esprit qui règne dans ces courses.

 

Dans quels état d ‘esprit abordes tu cette saison a venir ?

Les euros m’ont permis de gagner plus de confiance en moi. Mais je sais que les sélections pour les championnats du monde seront très disputées. On est de plus en plus de garçons extrêmement compétitifs et rien n’est joué d’avance. En plus la composition de l’équipe rend la chose encore plus incertaine. Il ne suffira pas d’être bon, il faudra sans aucun doute gagner. C’est surement les derniers championnats du monde auxquels je pourrais participer donc je suis très motivé. Mais avant tout je veux me faire plaisir sur les compétitions. La qualif n’est pas une fin en soi.

 

Peux tu nous en dire plus sur ton entrainement et ta planification annuelle ?

J’ai fait le choix de ne pas partir en Australie cette année et de rejoindre le pôle France de sauvetage à Montpellier. Je voulais changer ma façon de m’entraîner pour arriver mieux préparé à la rescue. C’est pourquoi j’ai rejoint le groupe d’entrainement de Raph Raymond et la plus part de mes coéquipiers de l’équipe de France. Je nage en moyenne 6 par semaine avec 3 séances de muscu et 4 à 5 séances de côtier. Si je me qualifie je m’entraînerais cet été sur Hossegor/Capbreton. Je vais aussi faire des courses d’ocean racing et si tout se passe bien les championnats de France à Palavas fin août. Mais je m’entraîne principalement pour les épreuves de sauvetage.

 

Je sais qu’un sportif doit rester concentrer sur ces objectifs a court terme, mais a toujours des objectifs a plus ou moins long terme. Une idée ?

C’est surement la dernière saison où je peux viser une sélection internationale alors je me concentre sur le sportif. On verra bien après…

 

Après une saison 2011 très riche en évènement et résultats, tu as eu du mal a reprendre le chemin de l’entrainement ?

Les résultats aux euros m’ont donné confiance en moi. Par contre, après les France j’ai eu beaucoup de mal à me remotiver. J’étais vraiment déçu et il m’a fallu deux mois pour me relancer. C’est toujours dur de trouver la motivation surtout lorsque l’on a comme dans notre sport peu de compétitions pour s’exprimer… C’est pour ça que je voulais rejoindre le pôle: la dynamique du groupe permet de pallier aux baisses de motivation.

 

Après la gold coast  « Australie » a l’hiver 2011,Tu  t’entraine au pôle France de Montpellier cet hiver. Tes impressions ?

C’est sur que ce n’est pas la même chose. Le climat, les compétitions, le niveau de mes partenaires d’entrainement faisaient que tout était plus simple en Australie. Mais les conditions d’entraînements sur Montpellier sont aussi bonnes. Il manque juste les vagues!

 

Si il manque un événement majeur au calendrier sportif lifesaving en France, quels est –il ?

Ca serait bien de créer un circuit ironman en France avec les meilleurs français et européens. Il faut qu’il y ait de plus en plus de compétitions pour tirer le niveau vers le haut. Il y a de manière générale trop peu de courses de haut niveau pour permettre aux sportifs de s’aguerrir et de se rapprocher des meilleurs sauveteurs mondiaux, que ce soit en eau plate, en côtier et en longue distance.

 

Un souhait  pour toi, pour ton sport ?

J’aimerais que mon sport soit plus médiatisé et mieux reconnu. Pour cela il faut que nous organisions plus de compétitions spectaculaires. L’organisation des championnats du monde en France en 2014 est une bonne nouvelle. J’espère aussi qu’un plus grand nombre de personnes viendront pratiquer notre sport et partager nos valeurs.

 

Un petit coup de gueule ?

Mon coup de gueule va contre l’ILSE qui pour d’obscures raisons s’apprête à retirer du programme européen de nombreuses épreuves eau plate et côtières dont le kayak, l’iron et le taplin. C’est un coup dur pour notre sport, un véritable retour en arrière. J’espère que notre fédération sera capable d’infléchir cette décision.

 

23 Mai 2012

ITW DE JOHN DESPERGES AVANT MONTPELLIER

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Avec un peu de recul, comment as tu vécus la saisons passée. ?

Je suis content de cette année passée au Pole, je savais qu’en décidant de m’entraîner avec Raphael Raymond je progresserai en nage. Pour le côtier, je suis très content de la manière dont nous avons travaillé. J’ai en effet amélioré mes temps en nage pure, mais aussi en eau plate, et surtout je me sens plus fort sur mes épreuves favorites en côtier. En effet, j’ai réussi à me glisser dans deux finales A en eau plate et à décrocher une médaille de bronze au SLS et une deuxième place en bouée tube à l’Arena rescue. Mes victoires en planche et ironman, ainsi que ma deuxième place confirme mon sentiment de progrès en cotier. J’ai quand même un regret que ma progression n’ai pas pu se refléter plus lors des Championnats d’Europe à Alicante. J’ai néanmoins su rebondir sur les Championnats de France, en décrochant trois titres individuel, ce qui me conforte dans l’idée que j’ai fait le bon choix.

Quels sont tes objectifs pour l’année à venir ?

Pour cette année mon objectif principal est d’être sélectionné en équipe de France pour pouvoir m’exprimer aux championnats du monde et essayer de décrocher une médaille. L’objectif secondaire serait de conserver mes titres lors des Championnats de France à Hossegor.

 

Dans quels état d ‘esprit abordes tu cette saison a venir ?

J’aborde cette saison avec plus de motivation car je sais que les efforts fournis me feront progresser. La concurrence est de plus en plus présente et le niveau augmente année après année, c’est cela qui me motive le plus.

 

Peux-tu nous en dire plus sur ton entrainement et ta planification annuelle ?

Alors le planning de la semaine c’est nage tous les matins à 6h30 et côtier l’après-midi, on a 3 séances de muscu dans la semaine, ce qui nous fais 15 séances par semaine. L’hiver on fait un peu plus de nage surtout les jours glacés. Chaque séance correspond à un travail énergétique, et le travail entre piscine et côtier est bien réparti. Mais surtout le fais d’être en groupe lors des séances nous pousse à se dépasser et à être meilleur. La planification de l’année à pour premier objectif de nous préparer pour l’Arena rescue car c’est la que vont se jouer les places pour l’Equipe de France. Une seconde préparation sera faite pour préparer les Mondes en novembre.

Je sais qu’un sportif doit rester concentrer sur ces objectifs a court terme, mais a toujours des objectifs a plus ou moins long terme. Une idée ?

Oui j’ai bien sur des objectifs à plus long terme. Etre dans le tour des kellogg’s en Australie est un objectif pour les futures années.

Après une saison 2011 très riche en évènement et résultats, tu as eu du mal a reprendre le chemin de l’entrainement ?

Non pas du tout. Au contraire, je pense que cette année 2011 m’a donnée envie de bien m’entraîner et est une source de motivation pour abordé la saison 2012.

 

Tu avais fais un stage en Australie l’hiver dernier. Avec le recul d’une saison hivernale exclusivement passé en France, peux tu comparer ? Nous expliquer les avantages et inconvénients ?

Ce stage m’a permis d’apprendre pas mal de chose et de mesurer l’écart de niveau qu’il y a entre mon niveau et celui des meilleurs. S’entrainer en Australie, surtout dans un club comme Northcliffe, permet de s’entrainer avec les meilleurs et d’apprendre pas mal de chose techniques et la forte concurrence facilite le dépassement de soi lors des entrainements. Le fait de s’entrainer tous les jours en maillots et dans les vagues est plus attrayant que l’hiver dans le vent glacé de Montpellier, c sur ! La vision du sauvetage que j’ai est celle qu’on retrouve exactement en Australie. Mais je trouve à Montpellier une qualité d’entrainement très intéressante, avec un coach proche de moi, à mon écoute et très investit dans son travail. De plus le groupe est composé de beaucoup de spécialiste natation ce qui donne un niveau qui me pousse et me motive à nager. Pour le côtier, les meilleurs spécialistes sont là, je m’entraine avec les meilleurs français et européens donc je retrouve cette concurrence nécessaire pour progresser. Il y a certes moins de vagues qu’en Australie mais on a quelques jours de vagues, et je suis surpris de voir que les conditions de la méditerranée sont technique et m’apprenne de nouvelles choses.

 

Si il manque un événement majeur au calendrier sportif lifesaving en France, quels est –il ?

Ça serait un tour ironman, à l’image des kellogg’s nutri grain ironman series en Australie, où les meilleurs iron français ou européens pourrait se confronter, s’exprimer sur plusieurs étapes dans des vagues de la côte Atlantique. Je pense qu’on pourrait assister à de très belles courses, où les sauveteurs feraient le spectacle sur les belles vagues que l’on peut avoir dans le coin. Ca aiderait le sauvetage à être connu, j’en suis sur.

 

Sur un plan personnel, tu passe de « l’autre » coté en devenant entraineur du Biarritz sauvetage côtier. C’est un aboutissement, le début d’une aventure ?

Je me suis rendu compte lors de mes études et durant les séances que j’ai pu encadrées ces dernières années pour le club que  je me plais à encadrer, à entrainer les jeunes au sauvetage. Je suis très heureux de devenir le nouvel entraineur de Biarritz. Cela est un aboutissement dans le sens où je trouve là un emploi qui correspond à mon cursus scolaire et qui me permet de transmettre mes connaissances aux nouvelles générations. Je suis d’autant plus heureux car c’est dans le club que j’ai commencé le sauvetage et où j’ai beaucoup appris. A mon tour de transmettre ce que David Dubès m’a appris et ce que j’ai pu apprendre durant ces années. Mais aussi de continuer le travail de NONO  est de conserver l’esprit qu’il y a dans ce club.

C’est une nouvelle aventure qui débute.

 

Un souhait  pour toi, pour ton sport ?

Je crois que le sauvetage grandit, se structure de mieux en mieux, je souhaite que cela continu car c’est un sport qui a de l’avenir.

 

Un petit coup de gueule ?

Petit coup de gueule envers les instances fédérales internationales qui suppriment les épreuves côtières des Jeux Mondiaux, qui suppriment le kayak et ironman des prochains championnats d’Europe…Et aussi pour que les championnats de France se passent toujours comme a Lit et Mixe : dans les vagues et sous le soleil !

 

04 Avr 2012

Pas de Molokai cette année pour Ludo

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Avec un peu de recul, comment as tu vécu la saison passée. ?
Je suis plutôt satisfait de la saison 2011, même si je n’ai pas pu aller à Hawaii j’avais à cœur de confirmer ma place de numéro 1 français en gagnant toutes mes courses et l’objectif a été atteint. Bien sur il y a des courses qui comptent plus que d’autres, comme la Guethary-Biarritz, qui est la course qui m’a fait découvrir le paddleboard longue-distance et qui est organisée pas WS, mais aussi la Presqu’ile paddle race que j’ai effectuée pour la première fois la saison dernière. Cette épreuve est intéressante parce qu’elle a un format que j’apprécie beaucoup : 20km downwind, avec un joli paysage (la presqu’ile de Crozon en Bretagne) et surtout un peu de monde sur la ligne de départ.
D’ailleurs ces 2 courses sont celles qui rassemblent le plus de rameur dans la saison, ca fait plaisir parce que les prone paddleboarders commencent à se faire rares.

Quels sont tes objectifs pour l’année à venir ?
Initialement j’avais prévu de partir un mois à Hawaii pour refaire une Molokai et m’entrainer sur place, mais je vais devoir décaler ça à 2013 à cause du boulot et des finances.
Je vais donc continuer dans ma lancée et tout faire pour gagner toutes mes courses en France.
En objectif secondaire j’ai envie de me mettre au SUP race, je resterai fidèle au prone bien sur mais j’ai envie d’essayer autre chose, de faire quelques courses en downwind et il y en a pas mal dans le coin donc pourquoi pas.
J’ai toujours voulu coller à un esprit waterman, pour pouvoir m’éclater dans toutes les conditions, avec tous types de jouets et le SUP est une discipline que je ne maitrise pas encore. En plus cela reste compatible avec le prone dans le type d’effort, la lecture des runs…etc.

Dans quel état d’esprit abordes-tu cette saison à venir ?
J’ai toujours la pression pour les premières courses, comme je l’ai dit c’est important pour moi de gagner la Guethary-Biarritz, puisque c’est LA course organisée par mon sponsor et parce que j’y suis attaché, mais elle est courte et les rameurs de sauvetage côtier ont aussi leurs chances (je pense à Chouchou par exemple), je suis plus à mon aise dans des formats de 20km.
Après ça va un peu mieux, je commence à me connaître, et le fait de décaler la Molokai fait tomber un peu la pression.

Peux-tu nous en dire plus sur ton entrainement et ta planification annuelle ?
J’ai un entrainement assez varié, le prone paddleboard est vraiment dur et répétitif alors j’essaye de diversifier au maximum mes séances pour toujours avoir du plaisir quand je rame.
L’hiver je fais de la muscu, je cours, je surfe mais je ne rame pas trop. A partir de mars je commence à ressortir la 18 pieds pour faire environ 25km par semaine puis j’augmente progressivement jusqu’à 50-60km/semaine en juillet. En gros je m’entraine 2 à 3h par jour, 6j sur 7, en lac, à l’océan, dans la forêt, en salle…
J’intègre de plus en plus la muscu dans ma planif, ça fait 10 ans que je rame et je commence à avoir des notions de technique de rame et de runs, mais je manque de puissance et d’endurance de force. Je vais travailler sur ca cette année .

Je sais qu’un sportif doit rester concentré sur ses objectifs à court terme, mais a toujours des objectifs a plus ou moins long terme. Une idée ?
Mon objectif à long terme est de gagner la Molokai, au moins dans ma catégorie d’age, et de coller un top 10 au général en unlimited.
Franchement je ne veux pas brûler les étapes, je pense arriver au top de mon niveau dans quelques années, pas dans quelques mois, j’ai vraiment une planification sur le long terme, c’est aussi pour ca que je ne suis pas blazé de ne pas partir à Hawaii cette année, je vis mes Molokai précédentes comme des expériences, pas comme des aboutissements.

Un petit coup de gueule ?
L’absence de prone paddleboarders aux championnats du Monde de paddleboard (prone et SUP) au Pérou cette année. Franchement on n’est pas beaucoup de rameurs en France, mais on a un niveau qui tient la route, vu les résultats des frenchies à la Molokai et la Catalina.
En plus c’est vraiment con, la compet est organisée par l’ISA et nous appartenons à la FFSS qui n’était même pas au courant de l’existence de cet événement. Il y a eu un énorme manque de communication entre les fédés et du coup aucun rameur prone n’a été mis en équipe nationale. C’est dommage, on est passé à côté de quelque chose, mais ça a quand même servi de réveil et les choses devraient évoluer.

Tu commences a avoir une bonne expérience de la Molokai et des courses longue-distances, ça te permet d’aborder l’événement un peu plus sereinement ?
C’est sur que par rapport à ma première Molokai ça va mieux ! En y repensant je pense que j’ai vraiment fait une contre-perf en 2009, j’étais vraiment trop impressionné par les gens, le lieu, la course, je suis parti trop timidement et j’ai perdu pas mal de temps.
L’année suivante, en 2010, j’y suis allé sur-motivé, j’étais vraiment bien conditionné avant le départ et j’ai gagné presque 25 minutes alors qu’il y avait moins de runs qu’en 2009.
A part quelques extraterrestres comme Jamie, les gars sont quand même prenables, il faut juste s’adapter aux conditions, savoir par où passer, surtout en fin de course où le parcours est très technique le long des falaises…

Fait nous rêver un peu Ludo, c’est quand même trippant de se retrouver sur la ligne de départ. Non ?
C’est un truc de fou, on dans un autre monde. Déjà il y a tout ce stress dès le réveil (pour moi 4h30), où il faut se forcer à manger, préparer sa planche, ses gourdes, essayer de penser à tout. Vers 6h il faut trouver le bateau suiveur, qui arrive toujours en retard ou alors qui n’est pas à l’endroit prévu, au cas où le stress ne serait pas assez fort…
Une fois que tout ça est fait on peu enfin penser à la course et c’est à ce moment, vraiment le bon moment, qu’arrive la prière. Là il n’y a pas un bruit, les regards sont vers le sol, tout le monde se tient la main et ça respire le respect et l’humilité. A ce moment là je deviens complètement fou, c’est bizarre, dans ma tête j’ai juste envie de ramer comme une mule, de surfer des gros runs et d’envoyer à fond, et c’est tout.
Après vient vite le moment de s’échauffer et de s’aligner.
Là tout le monde se regarde, se place, gruge un peu, le temps passe super vite, il y a un drapeau qui se baisse quand il reste 1 minute et ensuite un coup de feu et là il faut envoyer, envoyer, envoyer, pour faire le trou dès le départ et arriver en premier dans les runs (puisqu’on est abrité du vent par l’ile de Molokai, pendant 1h environ), c’est super violent et je n’ai presque pas de souvenirs de ces instants tellement j’étais en mode machine, c’est vraiment spécial comme moment.

Avec la suspension de la SAN SEBASTIEN /CAPBRETON il n’y a plus d’équivalent en Europe, tu en penses quoi ?
D’un côté c’est dommage, c’était vraiment un événement, au moins les 3-4 premières années. Tout le monde venait et l’arrivée dans le port de Capbreton avait vraiment de la gueule. Après les rameurs se sont découragés et les sponsors n’ont pas trop suivi.
Notre sport est vraiment dur, et plutôt élitiste, il n’a pas un côté fun qu’on retrouve dans le SUP.
Avec le développement du downwind (en SUP, outrigger, kayak…), la course s’est retrouvée hors jeu et en décalage avec les souhaits des rameurs, elle était trop dure, trop longue et avec le vent de face, le plaisir était assez difficile à trouver. Ce trajet est trop mal orienté, dans un sens comme dans l’autre, au final ça semblait assez évident qu’elle allait s’arrêter.

Un souhait  pour toi, pour ton sport ?
Nous sommes dans une période un peu creuse et j’ai peur qu’on ne l’aborde pas de la bonne manière. Ils ont compris ça à Hawaii et toutes les courses de prone se font en même temps que celles de SUP, du coup les 2 se développent en même temps et on y gagne vraiment vu l’explosion du SUP dans le monde de la glisse.
On devrait faire ca en France, se coller à eux pour ressortir un peu du creux de la vague. Pour appuyer mes propos il suffit de regarder les Mondes au Pérou, seuls les SUP y sont allé et l’article de l’ISA à propos de l’équipe de France disait « une super équipe qui ne pourra pas espérer être bien classée au général à cause de l’absence de prone paddleboarders »… Si là il n’y a pas un souci…

Je pense aussi qu’il faut faire des courses ludiques, favoriser les petits formats, de 5 à 20km maxi avec du downwind à fond pour les rameurs, et pourquoi pas des courses au format battle of paddle (tours de bouées au large, retour en surf, transition sur le sable…), un peu comme en sauvetage côtier mais en plus long, pour le visuel et pour le public.

On a beaucoup de choses à faire et j’espère que ça ira dans le bon sens.

Merci encore WS pour tout ce que vous faites pour moi depuis toutes ces années.